Processus Qualiopi : COFRAC où es-tu, COFRAC que fais-tu ?

Processus Qualiopi : réflexion de certains membres du SYCFI (chambre SYndicale professionnelle des Consultants-Formateurs Indépendants

COFRAC où es-tu, COFRAC que fais-tu ? Qualiopi où est l’audit sur le PROCESSUS ?

Pour rappel le COFRAC est l’organisme qui délivre la certification aux Organismes Certificateurs (OC) Qualiopi. France Compétence a délégué son contrôle de certification Qualiopi au Cofrac.

Nous constatons plusieurs dysfonctionnements qui restreint le PROCESSUS Qualiopi a une nouvelle mouture du Datadock (qui elle était gratuite) : avoir le « bon » document, c’est-à-dire celui que l’auditeur veut, celui que l’auditeur conçoit comme un élément incontournable en passant outre la posture de compréhension des singularités de l’organisme audité. Quid de l’explicitation ? quid de la prise en compte de la singularité de l’OPAC ?

Les Organismes Certificateurs semblent pour certains avoir une politique ou stratégie qui conduit les auditeurs à maximiser les non-conformités et, autant que faire, surtout des non-conformités majeures, situation qui déstabilise l’OPAC, afin de « proposer » un second audit, un audit à blanc ou un accompagnement.

En l’occurrence c’est une nouvelle dérive qui nous est transmise par une adhérente du Sycfi et qui s’apparente soit à un réel non-respect du contrat (la certification n’est pas donnée aux différents types prévus d’action, soit à une démarche d’audit étonnante puisqu’elle audite des spécificités d’actions non liées à celles mentionnées dans le contrat, au dire de l’OC.

Datadock prêtait sur de nombreux points le flanc à la critique mais il était gratuit, que la certification Qualiopi puisse être acquise sur la simple présentation des documents explicités lors de l’audit par des personnes attitrées par le vendeur de « Qualiopi clé en main », situé d’ailleurs hors CE, revient à ce qu’il était possible de faire avec Datadock. C’est cette raison même qui a conduit à la certification processus Qualiopi dont le Cofrac est maintenant le contrôleur de mise en place.

Qualiopi devait, dans l’esprit, permettre de repérer les OPAC qui ne dispensaient des actions efficaces concourant au développement des compétences. L’audit devait se centrer sur l’explicitation des méthodes, savoir-faire, savoir-être, approches etc… sur lesquels des éléments de preuves seraient le point final et non la porte d’entrée. Aujourd’hui nous constatons que des « artisans » de la formation que sont des OPAC intervenant sur un domaine spécifique en y apportant des expertises singulières se font massacrer par des auditeurs qui n’ont aucune compréhension de l’expertise dispensée qu’ils auditent. De ce fait ils se réfugient derrière la réquisition de documents qui satisfassent leur niveau de compréhension.

Nous avons, par exemple, constaté pour des membres du CA, des délégués régionaux de notre syndicat professionnel des demandes de preuve pour les indicateurs 23, 24 et 25 qui laisseraient penser que ces auditeurs ont une méconnaissance totale du Sycfi, de ce qu’il représente dans l’environnement de la Formation Continue (lié a priori à Qualiopi) et donc du travail que ses membres du CA et de son bureau effectuent :

  • La veille légale, voire participe à son évolution (dialogue social : mises à jour des textes, participation aux commissions),
  • Le fait d’initier la réflexion des adhérents sur
    • les évolutions des compétences relatives à notre métier pédagogiques et technologiques (création de webinaire, d’ateliers, rencontres,
    • les stratégies d’anticipation et de réponses à l’évolution de notre métier, de notre posture

Le seul fait de pouvoir vérifier la présence du nom du CFI dont l’organisme est audité, sur le site du Sycfi ne devrait-il pas valoir d’élément de preuve suffisant ?

  • et d’en exploiter les enseignement par la transmission aux adhérents vie les réunion, le site, la participation aux commissions et rencontres régionales ou nationales avec les partenaires institutionnels, syndicaux ou privés.

Jean-Louis Vincent,

 


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2 Comments

  1. La croyance dominante est que le processus suffit à prouver la qualité (comme les statuts suffiraient à protéger).
    Ce n’est qu’une croyance …
    Dans une société devenue liquide (sans repères) et mouvant (accélérée par le numérisme), la capacité d’adaptation et d’engagement (cf intelligence entrepreneuriale) est moteur du maintien en compétences.

    La doxa dominante conduit à une autre croyance, celle de l’automatisation des processus (on dit numérisation c’est plus joli et plus accepté).

    Le CPF suivra donc donc vraisemblablement les lignes engagées ou les numérisables (modélisables) auront grâce aux cotés d’un Etat qui doit réduire ses coûts (l’ultra-numérisation le permet).

    Cela ne remet nullement en cause le Qualiopi et son intérêt (réduire le nombre de vendeurs de rêve et rationnaliser la comptabilité publique). Cela pointe juste le rôle particulier des experts du chiffre, de la norme et de la comptabilité.

    Cela pointe l’utilité d’avoir (comme la nature le montre 😉 ) de la DIVERSITE et de l’intelligence chez les bénéficiaires salariés et entreprises pour se repérer et choisir en conscience.

    Vaste et beau chantier que restaurer le réel pour mieux travailler avec le virtuel (en évitant au passage les tentations totalitaires du « Méta »)

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